Dans un monde où le biodégradable et le recyclage prennent le dessus, la nécessité de réduire les déchets carboniques ne cesse d’augmenter. Tout le monde est concerné, même les morts. Depuis l’avenue de moyens plus écologiques pour enterrer les personnes décédées, de nouvelles tendances voient le jour. Si bien que le composte humain est dorénavant une réalité. Retour sur cette nouvelle tendance écologique.

Les moyens d’enterrement écologiques

Les émissions carboniques suite à la crémation des morts ne font pas bon ménage avec la conscience écologique de notre époque. On cherche à trouver des solutions plus « saines » pour la planète et pour les défunts. Dans cette rubrique, plusieurs solutions ont été proposées et certaines d’entre elles sont déjà appliquées.

Des cadavres sans conservateurs

La préparation d’un mort pour les funérailles nécessite l’application d’un baume de conservation. Celui-ci permet de préserver le corps du défunt de la décomposition pendant quelques jours.

Toutefois, la production et l’utilisation de conservateurs post mortem sont nocives pour la santé. On y remédie en utilisant des baumes bio ou en préparant les funérailles en 1 seule journée (pour éviter la décomposition du corps).

Le compost humain

Le corps humain est riche en nutriments. Sa décomposition après l’enterrement représente une source d’acides aminés, de sucres et de minéraux pour les plantes qui poussent sur ce sol.

La question qu’on se pose est la suivante : le compost humain peut-il devenir un solution écologique ? Pour y répondre, des chercheurs ont effectué des expériences et les résultats sont encourageants.

Le fonctionnement de cette méthode est simple, le corps est placé dans un linceul biodégradable sans aucun accessoire sur lui. On l’enferme ensuite dans un grand réceptacle cylindrique composé de feuilles, de bois et de terre. La température à l’intérieur du cylindre est augmentée petit à petit pour accélérer la décomposition naturelle.

À la fin du procédé, la famille récupère la terre riche en nutriments qu’elle pourra utiliser pour planter un arbre ou des rosiers en hommage au défunt.

La décomposition aquatique

Aussi appelée « aquamation », elle représente la meilleure alternative à la crémation. Le but de cette méthode est de décomposer en 10 heures le corps du défunt sans utiliser beaucoup d’énergie.

Le corps est d’abord plongé dans un bain d’eau riche en sodium et en potassium. Cette eau est ensuite chauffée entre 90 et 150°C. Cela accélère la décomposition et consomme moins d’énergie que la crémation. Après une dizaine d’heures, on obtient un liquide saumâtre et des os. Ce sont ces derniers qu’on rend à la famille sous forme de poudre.

Cependant, cette technique n’est toujours par autorisée. Des recherches sont menées actuellement pour perfectionner le procédé et en faire l’alternative écologique à la crémation.

Les cercueils biodégradables

Pour un enterrement écologique, il est important d’utiliser des matériaux qui ne polluent pas la terre. On estime que les cercueils peints et faits à base de matériaux non dégradables polluent le sol autour de la tombe. Cela perturbe l’écosystème de la région et pollue les sources d’eau profondes.

Afin d’éliminer toute source de contamination de la nature, on a recours aux cercueils biodégradables. Ces grandes boîtes sont faites à base de planches de bois recyclées et de cartons. En plus de leur prix relativement bas, ces boîtes mortuaires sont faciles à monter et à transporter.

Pourquoi utiliser le feu quand on maîtrise le froid ?

Si la crémation est le procédé de transformation des corps le plus utilisé dans le monde, il existe une méthode plus efficace et moins énergivore. Il s’agit de la promession, la transformation du corps par le froid. Si vous n’avez jamais entendu parler de cette technique, c’est parce qu’elle est nouvellement née en Suède.

Tout le contraire de la crémation, la promession utilise le froid (et plus précisément de l’azote liquide) pour transformer le corps en poussière. Elle consiste en la submersion du corps dans un bain d’azote liquide jusqu’à ce qu’il se solidifie. Suite à cela, on le place sur une table vibrante qui va le réduire en particules fines.

Les résidus d’eau et de métaux sont retirés pour ne laisser que les plus petites particules. Ces dernières sont recueillies et rendues aux familles dans des urnes.

L’avantage principal de la promession est qu’elle ne consomme que très peu d’énergie. Comme aucune flamme n’est utilisée, les émissions carboniques de cette méthode sont proches de zéro. Un excellent moyen de prendre soin de la planète même après la mort.

En attendant qu’elle débarque dans les pays du monde entier, nous nous contenterons du compost humain.

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